Si l'envie de lire vous interpelle, et qu'en plus, vous aimez le vélo, alors ce livre est fait pour vous.

L'auteur, l'inégalable Olivier Haralambon, le Proust du cyclisme, le Beethoven de la prose, va vous régaler, vous interpeller, ou au contraire vous endormir bien mieux que n'importe quel médicament à base de benzodiazépines enfin bref, de toute façon, vous n'en ressortirez pas sans rien. Pour moi, j'y ai trouvé un parfum d'enfance, de nostalgie en lisant ses longues tirades souvent écrites avec des mots où il faut bien se concentrer pour savoir ce qu'ils veulent dire, ou alors avoir un bon Larousse à porté de main, mais qui vous font comprendre la pensée profonde de son auteur. La nostalgie de ce qu'a été une enfance bercée par le vélo jusqu'à l'âge de passer pro, avec tout ce que cela comporte.

J'ai encore en moi ce parfum de route humide au matin quand le froid ne nous fait pas revenir dans la maison, car à 15 ans, il fait toujours bon dehors alors qu'à 50 riens ne va jamais ! J'ai encore cette odeur de foin fraîchement coupé, cette douce chaleur printanière qui vous réchauffe le dos, ou cette rafraîchissante eau qui coule de la fontaine alors que le soleil nous darde de ses plus chauds rayons... c'est moins beau, mais c'est de moi et j'ai le droit de m'y essayer, non?

 Enfin bref, ce livre, que dis-je, cette ode au cyclisme vous emportera bien quelque part, alors pour ça, oui rien que pour ça, profitez pour vous offrir du rêve.

Merci Olivier (tu permets que je t'appelle comme ça?) pour ta plume. Déjà "Le versant féroce de la joie" m'avait plu, déjà tes proses dans Top Vélo me fascinaient, mais là en plus j'ai rêvé, alors que demander de plus ? Un autre livre ?

 

Un petit avant gout...
Un petit avant gout...

Un petit avant gout...

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