Le stage cycliste est une vraie tradition, bien ancrée dans les mœurs de cette pratique. Fausto Coppi en faisait déjà ! Et les professionnels d’aujourd’hui les multiplient dès le mois de décembre, afin d’être en forme au démarrage de la saison en février voire en janvier avec l’actuel Tour Down Under.

L’idée est bien sûr d’accumuler les kilomètres sous un climat propice. Souvent appelé « socle de la saison », ce cumul de « bornes » permet bien souvent de franchir un gros cap en terme de condition physique et d’offrir une belle base sur laquelle le cycliste va s’appuyer.

Les stages « pour les cyclistes amateurs français » se déroulent principalement dans le sud de la France, l’Italie ou encore l’Espagne. Généralement le climat est déjà au beau fixe en hiver et le relief choisi est souvent constitué de petits cols, un terrain de jeu idéal pour travailler les différents aspects de l’entraînement comme la force, la vélocité et le rythme. En ce qui concerne les hautes intensités il est toujours préférable de les aborder seul et plutôt après le stage.

Pour ceux qui ont des objectifs en terme de performance la période idéale s’étend de mi février à début avril. Et pour les cyclistes qui souhaitent avant tout bénéficier de vacances cyclistes, les beaux jours d’avril et mai sont bien évidemment les plus tentants…

 

A la sortie d’un stage, le cycliste aura ajouté de 500 à 700 km à son compteur. Après une semaine plus légère et à condition de poursuivre son entraînement de manière régulière, il sentira un net gain de performance, notamment en « force ». En effet, le kilométrage élevé sur des reliefs assez escarpés lié à une récupération facilitée par rapport à l’environnement professionnel permet d’acquérir cette qualité. Le cycliste occasionnel ne doit cependant pas s’effrayer d’un tel « menu ». Car tous les organisateurs de stages proposent des groupes de niveau, si bien que personne n’est laissé en chemin. Tout le monde y trouvera ainsi son compte. Pour chaque groupe, un « leader » est présent pour assurer conseils, progrès, bonne « tenue » du groupe et sécurité. Et important privilège la voiture suiveuse n’est jamais bien loin pour assurer ici un dépannage rapide ou là rétablir la glycémie d’un cycliste en proie à une fringale.

 

Il ne faut pas non plus sous estimer l’aspect convivial de cette semaine particulière. Car il s’agit là de vraies vacances où la pratique de la passion sportive se conjugue au milieu d’autres pratiquants… tout autant passionnés ! Généralement, les « après sorties » donnent lieu à de francs échanges durant lesquels les stagiaires échangent beaucoup et apprennent tout autant. Parfois, les thèmes sont guidés par les leaders de groupe eux-mêmes.

 

La société DSO

J’interviens en tant qu’encadrant avec DSO depuis l’année 2005 soit 1 an après leurs débuts officiels. Principalement en début et milieu de saison, notamment en Costa Brava espagnole (mais aussi en Corse et dans les Alpes),  non loin de Gérone où à l’époque Lance Armstrong avait déjà posé ses roues durant la saison hivernale. Aujourd’hui encore, il est très fréquent de croiser des « pros » dans le secteur. Il faut dire que la situation est idéale : un aéroport à proximité immédiate, des routes bien revêtues et riches en petits cols de 4 à 5 km aux pourcentages de 5-6%, une corniche de 22 km entre Sant Feliu de Guixols (lieu de l’hébergement) et Tossa de Mar absolument magique et bien sûr un climat favorable. Et un hébergement atypique et magnifique construit sur une crique.

Depuis mon arrivée chez DSO, ce ne sont pas moins de 40000 km (oui quarante mille kilomètres) effectués avec eux. Cette expérience acquise m’a permis d’appréhender et d’anticiper les attentes des cyclistes de tous niveaux. Si certaines questions ou « défauts » sont récurrents, d’autres aspects donnent lieu à de beaux échanges vocaux et techniques qui aboutissent toujours à une vraie progression. Nous évoluons toujours en groupe de 7 à 12 cyclistes (le maximum) ceci afin de garantir une vraie sécurité sur la route, une grande convivialité et évidemment les progrès dont il est question plus haut. Car, avec des groupes plus importants, il serait impossible d’obtenir des niveaux homogènes tout en observant les qualités et parfois les défauts de tout un chacun. Les plus beaux compliments que l’on puisse nous faire est tout simplement un « merci pour la sortie » au retour de l’hôtel. Ou encore, le fait de voir revenir les mêmes cyclistes d’une année à l’autre. Tout en observant leur progression.

Finies les fringales, les fins de sorties difficiles ou encore les erreurs de braquet ou de trajectoires.

Bien sûr, l’organisation, assurée par toute la famille Soenen (Muriel, Sébastien et Didier) offre tout ce l’on est en droit d’attendre d’un tel séjour. Ils sont toujours là au moment où l’on a besoin : par exemple la voiture suiveuse arrive « par miracle » au moment de la crevaison. Un fait maintes fois vérifié… Sans compter la préparation proprement dite du stage ou encore gérer les attentes au jour le jour.

Lors du déroulement du stage, les repas et les réunions techniques du soir sont aussi le théâtre de discussions qui aboutissent à la progression. Et c’est ici qu’interviennent aussi la pluralité des encadrants DSO : entre ma pratique cyclosportive et les articles que j’écris pour la presse, l’expérience et la transmission du savoir de Lilian Jegou tout jeune retraité des pelotons « pros », l’enthousiasme et la patience de Denis Carru à 57 ans passés, tout le monde peut repartir de DSO avec un plus grand bagage technique et humain. Cette année, nous avons même un champion charismatique de VTT en la personne de Karim Amour, qu’il n’est plus nécessaire de présenter auprès des spécialises.

Enfin, il ne faut pas oublier les rencontres fortuites avec les autres stagiaires qui laissent toujours de bons souvenirs… et des échanges ultérieurs hors stage.

 

A bientôt !Photo0030.jpg

 

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