Bonjour à tous.

Je viens vous donner un peu des nouvelles. J'en suis toujours au stade que ma jambe gauche est arrivée au bout de ce qu'elle pouvait supporter et finalement, elle aura bien résisté à 24 années de torture physique sur le vélo, à la marche, la station debout et autres petits désagréments que j'ai pu lui faire subir.

Le problème qu'il y a, c'est que lorsque vous vous servez encore de votre membre, même malade, la décision de le faire amputer est une décision très violente psychologiquement. L'acceptation de cette perte doit faire son chemin dans la tête car on a tendance à se raccrocher à tous les signes qui nous font croire que ça va mieux. Hors dans le cas qui me préoccupe, même si je trouve un chirurgien, un médecin, ou un faiseur de miracles qui arrive à stopper l'infection qui me ronge, (infection dite "à bas bruit, ou silencieuse" car elle ne passe pas dans le sang), les dégâts causés pas cette infection sont tels que la jambe présente un risque de fracture à tous moment. A la marche, en faisant du vélo, voire de fatigue et là la sanction sera sans appel... On coupe.

Alors voilà, aujourd'hui je vais encore consulter un chirurgien sur Paris, histoire d'avoir un deuxième avis, puis viendra le moment de prendre cette foutue décision de l'amputation fémorale...

Je profite de ce post pour dire à toutes celles et ceux qui attendent pour une étude posturale, que vous comprenez bien que ce n'est pas jouable pour le moment. Je fais encore de la mécanique, car il faut que je mange à la fin de mois puisque à aujourd'hui, je traîne dans les hôpitaux et les cabinets médicaux depuis le mois de novembre, mais ni le RSI, ni la CPAM n'a pris en charge mes indemnités journalières. Là aussi c'est une aberration que de devoir se battre pour ça, comme si la maladie ne suffisait pas.

En tout cas, sachez que c'est vous qui me tenez debout encore aujourd'hui. Je me suis toujours battu pour être présent, pour donner le meilleur de moi même, quitte à me faire du mal physiquement quand j'aurais du dire non plutôt que de faire les choses, mais la vie, la vraie, c'est celle ou l'on donne sans rien attendre en retour et c'est ce que j'ai toujours fait, hier, aujourd'hui et demain encore. Ne me jetez pas la pierre si je ne peux pas faire les études posturales, car si je ne le fais pas c'est tout simplement que je ne le peux pas. Nous avons un projet qui prend forme tout doucement avec Kélian (mon fils) et qui va consister à faire un atelier un peu plus grand, et surtout plus adapté à mon handicap. Affaire à suivre donc.

Restez connectés pour ceux qui attendent un RDV pour une étude, car je le ferais savoir par le biais du blog qui est un formidable outils de com...

Prenez soin de vous, profitez de ce mauvais temps pour vous reposer et être ainsi prêt à repartir dès que ce froid nous aura laissés tranquille.

Dominique...

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